Lors de mon dernier passage au Saguenay (terre d’adoption :-) ), j’ai eu l’occasion d’entendre une publicité sur la radio régionale à propos d’un nouveau produit offert par Nutrinor, la coopérative agroalimentaire régionale.  Afin de promouvoir le lancement de son lait biologique, elle inaugurait par la même occasion un site Internet permettant de suivre à la trace le lait, une première nord-américaine.

Le principe est simple: à partir de la date de péremption d’un contenant de lait bio, vous pouvez savoir de quelle ferme vient le lait, les dates de traite, de réception à l’usine, d’embouteillage, etc.  De plus, chaque ferme participant au programme présente une fiche détaillant son environnement.  Vous pouvez faire quelques tests sur le site de Nutrinor.

Au simple coût de développement d’un site web, Nutrinor met ainsi à la disposition de ses clients une foule d’information sur la provenance des produits alimentaires qu’elle fabrique.  Cette information, déjà présente dans les systèmes de l’entreprise et utilisée pour ses opérations, ajoute donc une valeur importante au produit sans nécessairement entraîner de coûts supplémentaires importants.

On retrouve ici le même principe d’utilisation de l’information comme outil d’ajout de valeur que l’on retrouve dans d’autres industries, l’expédition de colis étant un très bon exemple (quel transporteur ne fournit pas sur son site web).  Cette information, déjà structurée, manipulée, transformée pour les opérations de l’entreprise, peut présenter une valeur importante pour les clients si elle est rendue visible.  Il suffit de prendre un peu de recul et de voir comment on pourrait utiliser cette information afin de venir enrichir les produits & services existants.

Dans cette ère de guerre aux bactéries et d’incidents de qualité alimentaire, Nutrinor a certainement fait un bon pari avec ce nouveau site.