On parle beaucoup de l’utilisation des médias sociaux par les entreprises (avec plus ou moins de succès), mais d’autres organisations sont aussi à l’assaut du web 2.0. À ce sujet, je suis tombé sur un bon dossier de CNN sur les initiatives municipales aux États-Unis qui tournent autour du gouvernement 2.0.
L’article identifie plusieurs initiatives municipales (surtout dans les grandes villes technologiques, comme San Francisco ou New York) où les autorités ont décidé de revenir à une démocratie plus citoyenne en permettant aux citoyens d’accéder aux données municipales. Ainsi, au lieu d’avoir à débloquer des budgets pour développer des applications pour supporter les services municipaux (le transport en commun par exemple), les villes ont rendu publiques des informations standardisées sur les activités municipales afin que n’importe qui puisse développer des applications basées sur ces données.
Les citoyens de ces villes ont donc maintenant l’opportunité d’identifier le passage du prochain bus le plus près, de signaler des bris aux équipements municipaux ou d’évaluer le niveau de criminalité à l’endroit où ils se trouvent, tout cela sur leur appareil mobile (iPhone, Blackberry ou autre). Les villes ont donc l’opportunité d’offrir de nouveaux services à leurs citoyens sans investir des sommes importantes (les données étant souvent déjà utilisées à l’interne). Bref, c’est un peu l’histoire de FedEx qui se répète.
À Montréal, on a vu quelques initiatives du genre se développer, comme l’application pour localiser les stations de Bixi (le vélo libre-service de la ville). Par contre, contrairement aux exemples cités ci-dessus, la réception de l’administration municipale fut plutôt décevante. Tout n’est pas négatif par contre; le succès de GoogleTransit, qui a réussi à intégrer les données de la vingtaine d’organismes de transport en commun de la région métropolitaine de Montréal, montre qu’il est possible que la tendance se poursuive un jour.
On est en présence d’un potentiel immense. En tant que ville qui veut se positionner comme un leader en commerce électronique, Montréal se doit de mieux se positionner avec de telles initiatives. Et pour les entreprises qui oeuvrent dans le web, on parle d’immenses opportunités à exploiter. À suivre!
