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Lors de mon dernier passage au Saguenay (terre d’adoption :-) ), j’ai eu l’occasion d’entendre une publicité sur la radio régionale à propos d’un nouveau produit offert par Nutrinor, la coopérative agroalimentaire régionale.  Afin de promouvoir le lancement de son lait biologique, elle inaugurait par la même occasion un site Internet permettant de suivre à la trace le lait, une première nord-américaine.

Le principe est simple: à partir de la date de péremption d’un contenant de lait bio, vous pouvez savoir de quelle ferme vient le lait, les dates de traite, de réception à l’usine, d’embouteillage, etc.  De plus, chaque ferme participant au programme présente une fiche détaillant son environnement.  Vous pouvez faire quelques tests sur le site de Nutrinor.

Au simple coût de développement d’un site web, Nutrinor met ainsi à la disposition de ses clients une foule d’information sur la provenance des produits alimentaires qu’elle fabrique.  Cette information, déjà présente dans les systèmes de l’entreprise et utilisée pour ses opérations, ajoute donc une valeur importante au produit sans nécessairement entraîner de coûts supplémentaires importants.

On retrouve ici le même principe d’utilisation de l’information comme outil d’ajout de valeur que l’on retrouve dans d’autres industries, l’expédition de colis étant un très bon exemple (quel transporteur ne fournit pas sur son site web).  Cette information, déjà structurée, manipulée, transformée pour les opérations de l’entreprise, peut présenter une valeur importante pour les clients si elle est rendue visible.  Il suffit de prendre un peu de recul et de voir comment on pourrait utiliser cette information afin de venir enrichir les produits & services existants.

Dans cette ère de guerre aux bactéries et d’incidents de qualité alimentaire, Nutrinor a certainement fait un bon pari avec ce nouveau site.

Le gouvernement 2.0

On parle beaucoup de l’utilisation des médias sociaux par les entreprises (avec plus ou moins de succès), mais d’autres organisations sont aussi à l’assaut du web 2.0.  À ce sujet, je suis tombé sur un bon dossier de CNN sur les initiatives municipales aux États-Unis qui tournent autour du gouvernement 2.0.

L’article identifie plusieurs initiatives municipales (surtout dans les grandes villes technologiques, comme San Francisco ou New York) où les autorités ont décidé de revenir à une démocratie plus citoyenne en permettant aux citoyens d’accéder aux données municipales.  Ainsi, au lieu d’avoir à débloquer des budgets pour développer des applications pour supporter les services municipaux (le transport en commun par exemple), les villes ont rendu publiques des informations standardisées sur les activités municipales afin que n’importe qui puisse développer des applications basées sur ces données.

Les citoyens de ces villes ont donc maintenant l’opportunité d’identifier le passage du prochain bus le plus près, de signaler des bris aux équipements municipaux ou d’évaluer le niveau de criminalité à l’endroit où ils se trouvent, tout cela sur leur appareil mobile (iPhone, Blackberry ou autre).  Les villes ont donc l’opportunité d’offrir de nouveaux services à leurs citoyens sans investir des sommes importantes (les données étant souvent déjà utilisées à l’interne).  Bref, c’est un peu l’histoire de FedEx qui se répète.

À Montréal, on a vu quelques initiatives du genre se développer, comme l’application pour localiser les stations de Bixi (le vélo libre-service de la ville).  Par contre, contrairement aux exemples cités ci-dessus, la réception de l’administration municipale fut plutôt décevante.  Tout n’est pas négatif par contre; le succès de GoogleTransit, qui a réussi à intégrer les données de la vingtaine d’organismes de transport en commun de la région métropolitaine de Montréal, montre qu’il est possible que la tendance se poursuive un jour.

On est en présence d’un potentiel immense.  En tant que ville qui veut se positionner comme un leader en commerce électronique, Montréal se doit de mieux se positionner avec de telles initiatives.  Et pour les entreprises qui oeuvrent dans le web, on parle d’immenses opportunités à exploiter.  À suivre!

Redéfinir les standards de qualité par le web

En cette ère d’information-minute sur les réseaux d’information continue et d’interactions en temps réel sur Twitter ou Facebook, il semble bien que les standards de qualité dans plusieurs domaines ont été tirés vers le bas par rapport à ceux du 20e siècle (j’ai moins de 30 ans, je ne suis donc pas nostalgique des temps anciens :) ).  Pour preuve, deux petits articles trouvés dans le Harvard Business Review et le New York Times.

L’article du HBR parle de la diminution des standards de qualité au niveau de l’information que nous consommons à toute heure du jour.  Que ça soit la préférence des entreprises pour la formation en ligne par rapport aux interactions humaines entre un coach et ses étudiants, l’acceptation des niveaux de qualité de Skype par rapport au téléphone traditionnel ou les stratégies ouvertes de gestion de la connaissance par les wikis et cie, il semble bien que nous nous accommodons de plus en plus d’une qualité réduite quant à l’information que nous consommons ou les outils que nous utilisons.

L’artice du NY Times aborde le même sujet en termes plus généraux et contradictoires.  Le meilleur exemple à ce sujet est la montée croissante des systèmes de cinéma maison, télé haute-définition et son Dolby 7.1 (le summum de la qualité audiovisuelle), qui se fait en même temps que la croissance des vidéos de qualité douteuse diffusés sur YouTube et compagnie.

Pourquoi sommes-nous prêts à accepter une telle diminution de nos standards de qualité?  Aucun des deux articles ne propose de réponse, mais la réponse se trouve probablement dans l’overdose d’information mise à notre disposition.  Un autre article que j’ai lu il y a quelques temps (Is Google Making us stupid?) faisait mention que depuis l’avènement du web comme outil de communication de masse, la capacité de l’être humain se concentrer sur des textes plus élaborés avait diminué, en raison de cette abondance d’information.  En effet, pourquoi lire un livre de 250 pages quand on peut obtenir un résumé en quelques secondes grâce à Google?  Un bel exemple de cette réalité est le résumé des articles trouvé dans un journal imprimé (entre autres, le journal gratuit 24h à Montréal, et le NY Times), qui évite au lecteur d’avoir à lire le journal en entier pour obtenir l’information désirée.

Personnellement, je ne crois pas avoir diminué mes standards de qualité (à preuve, cet article qui compte maintenant plus de 300 mots :) ).  Qu’en est-il de vous?  Quels moyens avez-vous mis en place pour éviter de vous niveler par le bas?

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