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Redéfinir les standards de qualité par le web

En cette ère d’information-minute sur les réseaux d’information continue et d’interactions en temps réel sur Twitter ou Facebook, il semble bien que les standards de qualité dans plusieurs domaines ont été tirés vers le bas par rapport à ceux du 20e siècle (j’ai moins de 30 ans, je ne suis donc pas nostalgique des temps anciens :) ).  Pour preuve, deux petits articles trouvés dans le Harvard Business Review et le New York Times.

L’article du HBR parle de la diminution des standards de qualité au niveau de l’information que nous consommons à toute heure du jour.  Que ça soit la préférence des entreprises pour la formation en ligne par rapport aux interactions humaines entre un coach et ses étudiants, l’acceptation des niveaux de qualité de Skype par rapport au téléphone traditionnel ou les stratégies ouvertes de gestion de la connaissance par les wikis et cie, il semble bien que nous nous accommodons de plus en plus d’une qualité réduite quant à l’information que nous consommons ou les outils que nous utilisons.

L’artice du NY Times aborde le même sujet en termes plus généraux et contradictoires.  Le meilleur exemple à ce sujet est la montée croissante des systèmes de cinéma maison, télé haute-définition et son Dolby 7.1 (le summum de la qualité audiovisuelle), qui se fait en même temps que la croissance des vidéos de qualité douteuse diffusés sur YouTube et compagnie.

Pourquoi sommes-nous prêts à accepter une telle diminution de nos standards de qualité?  Aucun des deux articles ne propose de réponse, mais la réponse se trouve probablement dans l’overdose d’information mise à notre disposition.  Un autre article que j’ai lu il y a quelques temps (Is Google Making us stupid?) faisait mention que depuis l’avènement du web comme outil de communication de masse, la capacité de l’être humain se concentrer sur des textes plus élaborés avait diminué, en raison de cette abondance d’information.  En effet, pourquoi lire un livre de 250 pages quand on peut obtenir un résumé en quelques secondes grâce à Google?  Un bel exemple de cette réalité est le résumé des articles trouvé dans un journal imprimé (entre autres, le journal gratuit 24h à Montréal, et le NY Times), qui évite au lecteur d’avoir à lire le journal en entier pour obtenir l’information désirée.

Personnellement, je ne crois pas avoir diminué mes standards de qualité (à preuve, cet article qui compte maintenant plus de 300 mots :) ).  Qu’en est-il de vous?  Quels moyens avez-vous mis en place pour éviter de vous niveler par le bas?

Le leadership est mort, vive le constructivisme

Étant chef d’équipe depuis peu, j’ai commencé à lire quelques trucs sur les caractéristiques d’un bon leader, afin d’en devenir un éventuellement.  Je suis en train de lire Influencer: the power to change anything (revue à venir), un livre très intéressant sur la façon d’influencer les gens dans une direction particulière.

Récemment, je suis tombé sur un article très intéressant du Harvard Business Review qui remettait en question toute la notion du leadership, que l’auteur décrit comme étant une notion du 20e siècle appelée à disparaître!

Le problème tourne essentiellement autour de ceci selon l’auteur:

Today’s biggest human challenge isn’t leading broken organizations slightly better. It’s building better organizations in the first place. It isn’t about leadership: it’s about « buildership », or what I often refer to as Constructivism.

Le constructivisme (par opposition au leadership) serait donc axé sur la mise en en place de nouvelles façons de penser, plutôt que d’améliorer celles en place; sur la création d’une prospérité plus authentique.  Les exemples donnés par l’auteur (Ghandi vs Obama, entre autres) appuient très bien la réflexion, et le manifeste du constructivisme est aussi une bonne illustration du concept:

The Builders’ Manifesto

  1. The boss drives group members; the leader coaches them. The Builder learns from them.
  2. The boss depends upon authority; the leader on good will. The Builder depends on good.
  3. The boss inspires fear; the leader inspires enthusiasm. The Builder is inspired — by changing the world.
  4. The boss says « I »; the leader says « we ». The Builder says « all » — people, communities, and society.
  5. The boss assigns the task, the leader sets the pace. The Builder sees the outcome.
  6. The boss says, « Get there on time; » the leader gets there ahead of time. The Builder makes sure « getting there » matters.
  7. The boss fixes the blame for the breakdown; the leader fixes the breakdown. The Builder prevents the breakdown.
  8. The boss knows how; the leader shows how. The Builder shows why.
  9. The boss makes work a drudgery; the leader makes work a game. The Builder organizes love, not work.
  10. The boss says, « Go; » the leader says, « Let’s go. » The Builder says: « come. »

Je compte bien m’inspirer de ces deux articles pour guider mes initiatives en 2010.  Si jamais vous avez d’autres livres ou articles à me suggérer sur le leadership, laissez vos commentaires!

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