J’ai exceptionnellement deux charges de cours cette session-ci à HEC Montréal, ce qui me permet de remarquer à quel point deux groupes d’étudiants peuvent être différents.
Alors qu’un de mes groupes est très interactif et remet souvent en question ce que j’enseigne (ce qui m’oblige à expliquer la matière de différents points de vue et génère une bonne dynamique en classe), mon autre groupe est beaucoup plus tranquille et introverti (ce qui m’oblige à avoir une approche plus « douce » avec ce groupe).
Tout ça fait qu’en bout de ligne, bien que j’enseigne la même matière, je dois l’amener en classe de façon totalement différente! Ça rend l’exercice très stimulant et parfois cocasse (surtout quand les trucs utilisés pour faire réagir un de mes groupes n’ont pas du tout l’effet escompté dans l’autre groupe).
Pour faire un parallèle avec une autre de mes publications sur ce blogue, la notion d’adaptation à son audience devient donc critique ici, même si le message à communiquer est le même. Ça s’applique aussi en entreprise (surtout en tant qu’analyste d’affaires), mais c’est la première fois que j’ai l’occasion de le remarquer à si grande échelle.
(et un petit bonjour à mes étudiants qui suivent mon blogue
)
Dans le cadre de mes emplois (consultant & chargé de cours), j’utilise PowerPoint de façon assez intensive. Pour être certain que mon message passe bien auprès de mon audience, j’essaie depuis quelques temps de simplifier mes présentations afin qu’elles soient des supports à ma prestation plutôt que un remplacement de celle-ci.
Dans cette optique, j’ai bien aimé cette petite réflexion trouvée sur Six pixels of separation :
If there is one rule of presenting that I constantly see broken, it’s the one where a presenter gives out their slides whenever they are asked. There are two very valid reasons why this is a bad idea:
- It means your slides had too much content on them. Lots and lots of headings, sub-headings and way too many bullet-points. This can only mean one thing: you wrote a document in PowerPoint and were reading your slides. Your slides aren’t really slides at this point: it’s a document. Your « slides » had so much content on them, that people would like a copy for future reference – the same way they refer back to a good white paper or article from a magazine.
- It means that people will misinterpret what you meant. If your slides follow more of the Presentation Zen and Slide:ology model – great images and beautiful design – then odds are that people want it, but will have a very difficult time being able to recall the true context of your slides.