Excellente réflexion de Seth Godin sur la peur des mauvaises idées. Le raisonnement est simple: pour pouvoir exploiter une bonne idée, on doit avoir eu plusieurs mauvaises idées auparavant.
Raisonnement simple, mais mise en application plus complexe. Souvent, les organisations ont tendance à réprimander l’échec (qui s’est déjà fait félicité pour un projet abandonné?), alors que ces échecs sont nécessaires et même bénéfiques à l’apprentissage. Dans ce contexte, il est difficile de promouvoir la génération d’idées qui déboucheront éventuellement sur des innovations rentables.
Même de façon personnelle, on a tendance à rejeter les idées qui nous viennent et qui nous semblent farfelues avant même de s’arrêter pour y travailler plus sérieusement.
Question de commencer le bal des résolutions 2010, je me donne donc comme mission en 2010 de laisser libre cours à mes idées, personnelles comme professionnelles. Et pour ce faire, je compte bien utiliser deux outils que j’ai découvert en 2009: la philosophie GTD et les cartes conceptuelles (sur lesquels je reviendrai plus tard).
C’est un classique de tout cours universitaire sur le cycle de développement logiciel: l’implication de l’utilisateur est un facteur critique de succès de tels projets. Par contre, comme bien d’autres choses, il semble que cette idée reste souvent sur les bancs d’école malgré son importance reconnue.
Or, même si la volonté d’impliquer les utilisateurs est présente sur un projet donné, il est souvent difficile de les impliquer concrètement, ou encore de retirer les bénéfices escomptés de leur implication. Le problème vient souvent de l’encadrement de ces utilisateurs, qui n’ont souvent aucune idée du processus en cours et de l’information que l’équipe de projet s’attend à obtenir de leur implication.
Il est donc primordial de bien préparer le cadre de travail dans lequel on veut que nos utilisateurs soient impliqués avant de commencer à travailler avec eux. L’exercice ne sera que plus bénéfique pour le projet, et en bout de ligne pour les utilisateurs qui interagiront avec le nouveau système.
Capitaine Commerce fait une bonne illustration de la préparation et de l’encadrement nécessaire pour impliquer les utilisateurs dans la conception d’un nouveau site web. Et pour faire un petit clin d’oeil à une collègue qui étudie l’ergonomie à l’École Polytechnique de Montréal, voici une petite description de la norme ISO 13407, qui décrit la conception centrée sur l’utilisateur.
Petit tableau très intéressant sur les principaux livrables d’un analyste en contexte agile: http://www.agilemodeling.com/artifacts/
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