Archives pour janvier, 2010


Dans une équipe de projet fonctionnant en mode agile, le rôle de l’analyste est de s’assurer que la compréhension du projet reste la même du début à la fin, et que toute l’équipe a en tête les objectifs visés par ce projet.  La documentation écrite n’est pas la finalité de l’analyste; au contraire, la philosophie agile tend à opter pour une approche assez légère en documentation.

Par contre, ce n’est pas parce que l’analyste n’a plus à créer autant de documentation qu’il ne joue pas un rôle tout aussi important.  Dans cette optique, j’ai bien aimé l’article de Maria Horrigan (sur BATimes.com) qui identifie 6 rôles stratégique de l’analyste agile en revisitant l’oeuvre de Sun Tzu (The Art of War):

  1. Discipline et contrôle du jeu – la planification et la coordination sont nécessaires même en mode agile
  2. Rester flexible et capturer toutes les opportunités – l’apprentissage en cours d’itération doit servir pour les prochaines itérations
  3. Agir rapidement pour éviter la fatigue – se concentrer sur l’essentiel aide à déployer des fonctionnalités rapidement
  4. S’assurer que nos objectifs sont réalistes – facilite l’opérationnalisation au sein de l’Équipe
  5. Avoir les bonnes personnes dans l’équipe – choisir l’équipe en fonction des besoins du projet au lieu de prendre ceux qui sont disponibles
  6. Demeurer flexible – toujours garder en tête pour qui le système est développé

Quoi que le point #5 est difficile à mettre en application, les autres sont de bonnes lignes directrices à garder en tête lorsqu’on travaille sur un projet qui progresse plus ou moins bien!

Très bonne réflexion trouvée sur le Harvard Business Review, sur la façon de bien gérer le succès pour éviter de s’enfler la tête.

[...] leaders have to believe in themselves — otherwise no one else will. Their conviction in their own abilities has to be strong as well as resilient, but such self-assurance cannot be allowed to become arrogance. So often when we see business leaders making poor decisions it seems as if their ego is speaking louder than their voice of reason.

Baldoni suggère 3 façons d’arriver à garder la tête froide malgré le succès et la gloire. Premièrement, accepter les louanges, mais conserver un doute raisonnable à leur sujet; ne jamais oublier que le succès se mérite, il n’est pas acquis.  Deuxièment, prendre le temps de réfléchir sur ses faiblesses; malgré le succès, il y a toujours place à l’amélioration et cette saine réflexion permet de rester sur terre tout en contribuant à notre évolution personnelle.

Finalement, le dernier conseil de Baldoni (celui que je trouve le plus important et pertinent), c’est d’écouter vos vrais amis, i.e. ceux qui sont plus de des connaissances sur Facebook ou LinkedIn.  Ces amis (un collègue, votre conjoint(e), un ami) sauront vous mettre la vérité en pleine face, peu importe la situation.  Si jamais vous commencez à vous enfler la tête, soyez certains qu’ils vous remettront sur la bonne voie.

Et bien que Baldoni aborde le sujet d’un point de vue professionnel / corporatif, il n’en demeure pas moins que ces conseils s’appliquent tout aussi bien dans la vie en dehors du travail.

Le gouvernement 2.0

On parle beaucoup de l’utilisation des médias sociaux par les entreprises (avec plus ou moins de succès), mais d’autres organisations sont aussi à l’assaut du web 2.0.  À ce sujet, je suis tombé sur un bon dossier de CNN sur les initiatives municipales aux États-Unis qui tournent autour du gouvernement 2.0.

L’article identifie plusieurs initiatives municipales (surtout dans les grandes villes technologiques, comme San Francisco ou New York) où les autorités ont décidé de revenir à une démocratie plus citoyenne en permettant aux citoyens d’accéder aux données municipales.  Ainsi, au lieu d’avoir à débloquer des budgets pour développer des applications pour supporter les services municipaux (le transport en commun par exemple), les villes ont rendu publiques des informations standardisées sur les activités municipales afin que n’importe qui puisse développer des applications basées sur ces données.

Les citoyens de ces villes ont donc maintenant l’opportunité d’identifier le passage du prochain bus le plus près, de signaler des bris aux équipements municipaux ou d’évaluer le niveau de criminalité à l’endroit où ils se trouvent, tout cela sur leur appareil mobile (iPhone, Blackberry ou autre).  Les villes ont donc l’opportunité d’offrir de nouveaux services à leurs citoyens sans investir des sommes importantes (les données étant souvent déjà utilisées à l’interne).  Bref, c’est un peu l’histoire de FedEx qui se répète.

À Montréal, on a vu quelques initiatives du genre se développer, comme l’application pour localiser les stations de Bixi (le vélo libre-service de la ville).  Par contre, contrairement aux exemples cités ci-dessus, la réception de l’administration municipale fut plutôt décevante.  Tout n’est pas négatif par contre; le succès de GoogleTransit, qui a réussi à intégrer les données de la vingtaine d’organismes de transport en commun de la région métropolitaine de Montréal, montre qu’il est possible que la tendance se poursuive un jour.

On est en présence d’un potentiel immense.  En tant que ville qui veut se positionner comme un leader en commerce électronique, Montréal se doit de mieux se positionner avec de telles initiatives.  Et pour les entreprises qui oeuvrent dans le web, on parle d’immenses opportunités à exploiter.  À suivre!

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